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Procès des Comédiens français et des Comédiens forains. 263
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prendre au garçon du cabaret, à quoi ils s'oppofèrent ; 4- que le jeudi 8 du préfent mois de mars, Ie même particulier qui Ies avoit afferablés, vint les trouver à leur jeu et leur dit de fe trouver le lendemain matin chez lui et que Poiflbn s'y trouveroit pour terminer l'afFaire concertée ; 50 que Ie vendredi 9 s'étant trouvés à l'heure indiquée où étoit déjà ledit Poiffon, il fit un écrit qu'il fut porter avec Antoine de Laplace, l'un d'eux, chez Monet, notaire ; que ledit Monet ayant lu ledit écrit, dit à Laplace qu'il n'étoit pas fuffifant pour fa fureté, ce qui obligea ledit Poiffon à le déchirer et à en faire un autre qui fut agréé par ledit Monet et par lui reçu en dépôt. Après quoi lefdits fieurs de Laplace, Dolet, Poiffon et l'entremetteur furent diner enfemble et la dépenfe payée par ledit Poiffon des deniers par lui reçus; 6° que depuis ce tems ils ont porté audit Poiffon la fomme convenue journellement; 70 que depuis quelques jours ledit Poiffon a été r- ec un procureur de la Cour chez ledit Monet, notaire, le prier de ne pas repréfenter ledit écrit dépofé entre fés mains pour leur fureté; enfin que ledit Poiffon a pareillement été chez leur confeil, avec le même procureur de la Cour, le prier de ne fe point fervir dudit écrit. En cas de dénégation, leur permettre d'en faire preuve par-devant tel de Meffieurs qu'il plaira à la Cour de commettre, pour l'enquête faite et rapportée, être ordonné ce que de raifon, d'une part ; et les comédiens ordinaires du Roi, défendeurs, d'autre ; après que Borderel, avocat dc Dolet et autres, et Dumont, avocat des comédiens, ont été ouïs pendant deux audiences, enfemble Joli pour le procureur général du Roi : La Cour, fans s'arrêter aux requêtes des parties de Borderel dont elle les déboute, a mis et met l'appellation au néant, ordonne que ce dont a été appelé fortira effet, condamne les parties de Borderel en l'amende de 12 livres; et ayant aucunement égard à la requête des parties de Dumont, a mis et met l'appellation et ce dont a été appelé au néant, émendant, ordonne que les fentences de police, arrêts et règlemens de la Cour feront exécutés. Ce faifant, fait défenfe aux parties de Borderel d'y contrevenir, à peine de i,ooo 1, d'amende et de démolition de leurs théâtres en cas de nouvelle contravention, fans que la peine puiffe être réputée comminatoire, et pour la nouvelle contravention les condamne en 100 liv. de dommages et intérêts envers les parties de Dumont et en tous les dépens. Fait le 21 mars 1708.
(Parlement, X, 7-82.)
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VI
Vu par la Cour le défaut faute de comparoir obtenu en icelle par les comédiens ordinaires du Roi, demandeurs aux fins des requêtes et exploits du 29 mars 1708, contre les nommés Rellier, Selles, Alard et Nivellon, danfeurs de corde et joueurs de marionnettes, défendeurs et défaillans à faute de
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